le pèlerinage renaît en 1810

 

La remise en état du sanctuaire

 

L'orgue dans la chapelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus : lithogravure de Rothmuller

Pendant presque 20 ans, le pèlerinage semble abandonné. On ne trouve nulle, part, le, moindre signe d'une activité entre 1791 et 1810. Cependant, dès les premières années au 19è siècle, on observe une volonté très forte de le restaurer. Elle émane, non pas uniquement des paroissiens de Pfaffenheim, mais aussi des habitants des villages environnants.

 Cf : Archives de l'évêché de Strasbourg, registre N°8 p 163 : " Rudera loci votivi Schauenberg videntur adhuc in magna parta, et reaedificatio istrius loci sacri peregrinationibus celebris ardentissime a tota vicina desideratur ". Des dons commencent à affluer de Pfaffenheim, de Rouffach, de Herrlisheim, de Westhaltennet de Gueberschwihr.

Cf chronique : deux habitants de Pfaffenheim, Jean Baptiste Boesch et Jean Baptiste Freudenreich, conseillers municipaux et membres du Conseil de Fabrique sont désignés pour percevoir les fonds et payer les dépenses de remise en état des locaux. La chronique précise : " c'est cette somme (3972,42 Franc) relativement modeste, qui servit à couvrir les frais de reconstruction du pèlerinage. Il est vrai que les fidèles, après avoir contribué de leurs bourses, contribuèrent encore de leurs mains.. "

En 1809, une demande est faite auprès de l'évêque de Strasbourg pour obtenir l'autorisation de célébrer à nouveau le culte dans la chapelle du Schauenberg.

Cf Archives de l'évêché de Strasbourg : registre 46, liturgica. On y trouve trace d'une taxe de 50 Francs, versée le 10 avril 1809. Par contre, dans la chronique, on lit : " à Mgr l'Evêque pour l'autorisation de livrer la chapelle au culte 25 Francs ".

Le premier mai 1810, les propriétaires rendent les locaux, acquis quelque 18 années plus tôt, à la commune de Pfaffenheim.

Cf ADHR et chronique paroissiale : " Nous les soussignés, veuve Antoine Runner, Sigust, Flesch et André Boesch, propriétaires du ci-devant couvent des Récollets situé sur la montagne appelée Schauenberg, de l'église y  attenant et de l' habitation des domestiques, ensemble d'un jardin d'environ deux schatz (8 ares) : déclarons par la présente qu'en nous rendant adjudicaires des immeubles dont il s'agit près du ci-devant district de Colmar, sous la date du vingt sept février 1793, et en acquittant le montant de notre adjudication entre les mains du Receveur Reist le quatorze mars de l'an II, nous n'avons pas eu d'autre intention que de conserver les bâtiments dont il s'agit au culte divin auquel ils ont été consacrés de tout temps, nous réitérons derechef notre intention déjà prononcée en 1793 et faisons par la présente l'abandon entier de tous nos droits de propriété qui nous comptent sur ce même bâtiment et ce au profit de la commune de Pfaffenheim dans le bande laquelle ils sont situés, et a laquellenous transportons tous les droits qui, résultentnà notre profit du contrat du 27 février 1793 sous la conditionn formelle que ladite église située audit Schauenberg sera rétablie en oratoire, qu'elle continuera à être entretenue à l'usage" de la dévotion des fidèles et qu'il sera pourvu tant audit entretien qu'au rétablissement dont il s'agit aux frais de ladite commune.Fait à Pfaffenheim le premier mai 1810. Signé Flesch, Boesch, Sigust, Runner.

Le 3 septembre de la même année, la statue quitte l'autel de l'église paroissiale, pour retrouver, portée solennellement en grande procession, sa place première sur l'autel de la chapelle du Schauenberg. Cette journée est pour tous les villages environnants un jour de fête et rassemble autour de la chapelle, une foule considérable de pèlerins. Appelée immédiatement " Fête de la Translation ",  cette cérémonie continue encore de nos jours, d'être l'objet d'un souvenir particulièrement attaché aux Pfaffenhémiens.

Cf le Grand Livre de la Fabrique de l'église : "Cejourd'hui le 3 septembre 1811 eut lieu la bénédiction de l'église Notre-Dame qu'on vient de restaurer ; la statue miraculeuse solennellement et processionnellement transférée de notre église paroissiale au Schauenberg où après la bénédiction de l'église eurent lieu un sermon et une grand-messe. M. le curé de la paroisse et la commune de Pfaffenheim sont donc priés de faire, en mémoire de cette fête, chaque année une procession avec sermon et grand-messe au jour ci-dessus indiqué ". 

La chronique rapporte un incident que certains témoins ont qualifié de "miraculeux". Une jeune fille de Rouffach, nommée Anna Maria Schlitzweck, tombe, ce jour-là du haut du rocher situé derrière la maison du couvent surplombant la terrasse et la chapelle. Après une chute de plusieurs dizaines de mètres, elle se relève indemne.

L'ancien chemin de croix des Franciscains, partant de Pfaffenheim, est restauré. Il existe actuellemnt une seule croix de l'époque, datée de 1714. Les autres portent l'année 1811, ainsi que les initiales de leurs donateurs. Celles de l'ancien chemin de croix venant de Gueberschwihe et dont certaines portent les dates de 1690, 1688 et 1687, ne sont restaurées qu'en 1827.

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                                                                  croix restaurée en 1827

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                                        détail d'une croix (chemin venant de Rouffach)

                     ci-dessous : une des dernières stations de 1811 avec inscription des donateurs

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                                                                            lithogravure de Rothmuller : le Pied du Diable

Le pèlerinage, placé sous la responsabilité du curé de Pfaffenheim, se développe. Une seconde cloche est installée en 1818. Il est certain que le sanctuaire Notre-Dame du Schauenberg devient un lieu de prières pour l'ensemble des paroissiens de Pfaffenheuim et des autres villages.

En 1821, un inconnu généreux et pieux, fait ériger la croix située sur le rocher l'endroit appelé plus tard "le Mont des Oliviers".

Ange mont oliviers

Mont des oliviers st jean     Mont

                                               Saint Jean                            Saint Pierre

Mont

                                                Apôtre endormi

C'est vers cette époque que l'on situe aussi la première trace de l'installation d'un orgue dans la chapelle par François Callinet (voir le chapitre statue, retable et orgue)

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                    cour intérieure vers la fin du 19è siècle (logement du garde-forestier)

Chapelle

                                      vers la fin du 19è siècle

 Chapelle gravure rothmuller 19e siecle 

  
lithogravure de  Rothmuller

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Date de dernière mise à jour : 2017-06-07 18:19:25