Au 20è siècle, avant la restauration

 Au début du 20è siècle, une nouvelle volonté d'agrandissement des locaux apparaît. Le nombre des pèlerins augmente et les dons sont nombreux.

Cf chronique. Pour les années 1900, 1901, 1902 le nombre des communions est 1150, 964, 1066 et celui des pèlerins 12600, 13556, 14234. Le constat est assez surprenant. Le nombre des pèlerins est croissant et le nombre des communions diminue. Les dons sont toujours soigneusement mentionnés dans la chronique. Avec l'indication de la somme, figure le nom du donateur, s'il est connu, et son origine. Les dons des particuliers varient en 1900, de 1 à 30 francs, et les paroisses versent souvent 100 à 200 francs.

Une nouvelle image éditée vers la fin du siècle précédent nous montre le projet de construction d'un clocher supplémentaire, plus élevé que le clocheton existant.

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  Ce projet d'agrandissement n'aura pas de suite.

 

 

   En 1910 commence la préparation matérielle de la commémoration du centenaire de la Fête de la translation. D'importants travaux entièrements financés par les amis du Pèlerinage sont entrepris sous la conduite de Eugène Grimmer, vicaire à Pfaffenheim, et qui deviendra par la suite curé de Bollwiller.

 

Le maître ébéniste Klem de Colmar, dont Saur sera l'élève, réalise des stalles en chêne. Le peintre Guido Remi von Runge de Mulhouse peint une "Assomption" au plafond de la nef et J.A Berger de Rouffach modifie l'orgue l'orgue Callinet, en ne respectantb pas suffisamment la forme originelle. Environ 5000 exemplaires d'une médaille en argent et en bronze, sont frappés et vendus au profit du Pèlerinage. Certains Pfaffenhémiens en possèdent encore.

 

Ci-dessous : intérieur de la chapelle vers 1900. Le petit orgue Callinet est encore installé dans le choeur, en hauteur, au-dessus de l'autel.

Chapelle

Le 4 septembre 1911, on célèbre le centenaire de la Fête de la Translation (voir le retour de la statue de la Vierge au Schauenberg en 1811). Dans la presse locale, des articles relatent les principaux faits de cette journée. Les cérémonies débutent la veille au soir par une procession aux flambeaux qui se termine vers 22 heures par un Te Deum solennel.

Monseigneur Zorn von Bulach, évêque de Strasbourg, arrive ce jour vers 18 heures en gare de Rouffach, d'où il est conduit en grand cortège jusqu'à Pfaffenheim.

Montee

 

 

    ci-contre : montée des personnalités le 3 septembre

Le lendemain, toute la paroisse mobilisée,  monte à 9 heures  en grande procession au Schauenberg.  

 

La chronique rapporte que l'organisateur de la manifestation est l'abbé Felix Spressler, curé de Pfaffenheim, aidé de son vicaire, l'abbé Eugène Grimmer. La procession monte au Schauenberg en chantant"Steig vom Himmel auf die Erde", comme en 1811.

 Quatre jeunes clercs de Pfaffenheim, revêtus de dalmatiques, portent la statue de la Vierge. Celle-ci est ensuite déposée sur l'autel principal de la chapelle.

 L'office commence par l'homélie du Père Rédemtoriste Humbrecht. Monseigneur Zorn von Bulach célèbre une messe pontificale "avec diacre et sous-diacre".

 

C'est un prêtre originaire de Pfaffenheim et résidant à Paris, qui remplit la fonction de diacre. La chorale de Pfaffenheim, dirigée par le frère Ignace, enseignant à l'école du village, chante une messe à quatre voix.

 

 

 

Montee 

 

 

 

           

           statue de la Vierge avec sa parure

 

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Chapelle 1911

                                                                                               messe  solennelle en 1911

                                             En1912, la chapelle est cambriolée et la statue de la Vierge emportée.

La presse locale rapporte l'événement. Dans la nuit du 14 au 15 mars 1912, un ou plusieurs individus s'introduisent dans la chapelle par l'une des fenêtres du côté de la montagne. N'ayant pu ouvrir le tabernacle, ils quittent la chapelle par la porte latérale en emportant la statue de la Vierge. Une enquête a lieu et on amène même un chien policier de Mulhouse sur les lieux. On organise une fouille méthodique des abords et deux enfants de Pfaffenheim, Victor Costanzer et Armand Freudenreich,â gés d'une dizaine d'années trouvent, l'un la statue, l'autre son socle, à une dizaine de mètres de la Pierre du Diable.

Carte

 

 

 

 

 

 

 

En 1914, dès le début des hostilités, nombreuses sont les paroisses environnantes qui organisent des processions et des offices au Schauenberg.

Durant toute la durée de la guerre, on peut observer des marques de piété et de générosité, malgré les restrictions imposées par les circonstances. Des paroisses voisines se groupent pour offrir un ostensoir à la chapelle et l'évêque de Strasbourg autorise l'exposition du Saint Sacrement le premier vendredi de chaque mois. En 1916, l'abbé Hincky prend la succession du curé Spressler. Il constate une diminution du nombre des pèlerins, due au contrôle des autorités militaires qui limitent les déplacements.

Le 8 mai, malgré l'intervention courageuse du curé Hincky, il faut se séparer de deux cloches, requisitionnées par les autorités militaires. Une cérémonie d'adieu est organisée par la paroisse.

 Il s'agit des cloches "Alma Maria" et "Anna". Grâce à l'obstination du curé Hincky, la plus petite des cloches "Theresia" n'est pas emportée par les militaires. Une petite carte postale est éditée pour garder le souvenir de cette journée. Il faudra attendre l'année 1935 pour retrouver deux nouvelles cloches.

Signalons encore un événement, en hommage à un historien occasionnel dont le travail de recherche sur les origines du Pèlerinage a fait l'objet d'une publication dans la revue franciscaine.

 

Jos. LITZLER, E. HINCKY, Geschichte und Schicksale des Gnadenortes U.L. Frau von Schauenberg bei Rufach im Elsass, in Sendbote des heil. Franziskus, Metz 1920

Il s'agit des 25 ans de sacerdoce de l'abbé Hincky que l'on fête au Schauenberg, le 10 août 1917

L'activité du pèlerinage doit probablement reprendre son importance, car le conseil de Fabrique, réuni le dimanche de Quasimodo 1918, décide d'augmenter certaines indemnités :


- pour le curé Hincky, 60 marks au lieu de 48 pour les processions

- pour le vicaire Wattron, 160 marks au lieu des 100 en gratification

- pour les enfants de choeur et les chantres, 20 marks au lieu des 6

- de même, l'indemnité de "suisse" versée à M. Clementz, est augmentée, à la condition toutefois qu'il accompagne au moins les quatre grandes processions qui montent de Pfaffenheilm au Schauenberg.

- le frère Ignace touche 50 marks au lieu de 40

- un second frère des écoles, le frère Emile, est prévu pour l'école de Pfaffenheim.

De cette époque datent plusieurs cartes postales et des images représentant la statue de N.D du Schauenberg, le plus souvent dans la parure blanche, bordée de dentelle dorée et finement ornée de croix et de motifs floraux.

L'édition de 1932 du recueil de prières et de dévotions, utilisé par les pèlerins, rappelle aussi au lecteur et fidèle du sanctuaire, l'existence d'indulgences, spécialement attachées au pèlerinage.

Signalons également l'existence d'une crêche de Noël dans la chapelle en 1928, signe d'une activité religieuse, même durant les mois d'hiver.

Un autre événement marque la vie du pèlerinage. En 1935, la chapelle reçoit deux cloches supplémentaires. Le dimanche 30 juin, vers 15 heures, après l'office des Vêpres, les cloches décorées de fleurs sont présentées aux villageois sur un chariot tiré par trois chevaux, puis montées au Schauenberg.

Leur bénédiction solennelle a lieu le mardi 2 juillet en la fête de la Visitation de la Vierge. Ce jour, trois messes sont célébrées. La première à 6 heures, par le curé Thiébaut de Gueberschwihr qui est monté avec sa paroisse, comme chaque année. La deuxième, par l'abbé Hanauer, un enfant de Pfaffenheim. Puis vers 9 heures, un office solennel avec l'abbé Joseph Runner, assisté des abbés Emile Gsell et Dornstetter; trois enfants de Pfaffenheim.

 Bapteme des cloches 1935

                        Les différents célébrants avec les parrains et marraines

La seconde guerre mondiale met les activités du pèlerinage en veille.  Aucun événement important ne marque les années d'hostilités et, la chapelle, les anciens locaux conventuels et la maison du garde-forestier sortent indemnes, sans dom­mage particulier.

Durant l'administration du curé Grabisch, aucune chronique n'est tenue.  Des travaux sont cependant entrepris et des modifications apportées à l'inté­rieur de la chapelle. 

 

 

En 1947, la statue de la Vierge, qui jusqu'à ce jour est exposée sur l'autel principal dans le chœur, et transférée dans la petite cha­pelle latérale.  Dans le chœur prend place le retable sculpté par l'artiste Joseph Saur d'Oberhergheim. 

 

                                                                                     Intérieur de la chapelle vers 1950

                                 ancienne chaire                                                                     autel de la vierge dans la chapelle latérale

ancienne-chaire-w.jpgchapelle-laterale-w.jpg

 

 

 

 

                                                                              mariage en 1964

                                                                                Mariage en 1964

                                        

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 2017-06-11 17:48:17